• SC 421

    Apponius

    Commentaire sur le Cantique des Cantiques, tome II
    Livres IV-VIII

    juin 1997

    Texte, traduction et notes par Bernard de Vregille, s.j., et Louis Neyrand, s.j.

    ISBN : 9782204057097
    347 pages
    Le chant nuptial du Christ et de l'Église, dans l'un des commentaires latins les plus riches qui ait été conservé.

    Présentation

    Le Commentaire sur le Cantique des Cantiques d’Apponius constitue une œuvre riche et originale, autant par sa théologie de l’Incarnation, centrée sur la médiation de l’Âme du Christ entre le Verbe et l’« l’homme assumé », que par sa vision grandiose de l’histoire du salut se déroulant au long du Cantique depuis les origines jusqu’à la conversion finale d’Israël. La grâce de l’Église, épouse du Christ, confiée à Pierre et aux apôtres, manifeste ici toutes ses richesses, celles des sacrements, de la virginité, du martyre, de la vie monastique. Le tout est subtilement reconnu par Apponius sous les moindres détails du Cantique, et exposé par là en un style enthousiaste et savoureux, jouant sans cesse avec les mots et les images.

    Qui était Apponius, inconnu par ailleurs ? Tout semble indiquer qu’il s’agit d’un moine vivant dans l’Italie du nord ou à proximité de Rome. Les éditeurs estiment qu’il n’a pas pu écrire plus tard que le premier tiers du Ve siècle.

    Le Commentaire sur le Cantique des Cantiques d’Apponius a connu sa première édition critique en 1986, dans la Series Latina du Corpus Christianorum (n° 19), par les soins des Pères Bernard de Vregille et Louis Neyrand, membres de l’Institut des Sources Chrétiennes. Les mêmes éditeurs présentent aujourd’hui cette œuvre dans la collection Sources Chrétiennes en l’accompagnant d’une nouvelle introduction, d’une traduction française et de nombreuses notes. Les 12 livres du Commentaire ont été répartis en 3 volumes (livres I-III, IV-VIII, IX-XII).

    Le mot du directeur de Collection

    De ce long Commentaire sur le Cantique des Cantiques, dont le premier tome est paru au début de cette même année, on lira ici les Livres IV à VIII, qui traitent de Cantique 2, 7 – 6, 6. L'auteur fidèle à la méthode allégorique, continue à scruter, sous chaque verset et chaque mot du texte, le sens spirituel de cet épithalame, en invitant son lecteur à méditer sur le mystère de l'Incarnation et de l'Église, à chercher « à travers les rues et les places », comme l'Épouse du Cantique, « celui que chérit âme » (Ct 3, 2).

    Jean-Noël Guinot

    Œuvre(s) contenue(s) dans ce volume

    Commentaire sur le Cantique des Cantiques Livres IV-VIII

    Livre IV : l’appel du bien-aimé (Ct 2, 7-15).

    Livre V : la bien-aimée à la recherche du bien-aimé (Ct 2, 16-3,11).

    Livre VI : La beauté de celle qui ponte au désert (Ct 4, 1-7).

    Livre VII : l’église des sages et des savants (Ct 4, 8 - 5, 1-2).

    Livre VIII : les faiblesses de la bien-aimée (Ct 5, 2 - 6, 4-6).

    Extrait(s)

    p. 41-43

    30. « LA VOIX DE LA TOURTERELLE A ÉTÉ ENTENDUE SUR NOTRE TERRE. » C’est en cette saison du printemps que la voix de cet oiseau très chaste, voix de la virginité glorieuse, a été entendue sur notre terre pour la première fois grâce à la bienheureuse Marie, lorsqu’elle dit à l’ange Gabriel : « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? »… À cette voix, l’ange a répondu en exposant le mystère de cette naissance très sainte… Et elle est vraiment digne que toutes les générations la disent bienheureuse, elle seule, et que non seulement les diverses nations païennes, mais aussi les vertus des cieux, pleines d’admiration, la proclament dans leurs louanges glorieuses entre toutes les femmes. C’est grâce à elle que la vie étant venue, la mort s’étant enfuie, nous nous réjouissons de la réconciliation du monde avec Dieu. C’est grâce à elle que dans la terre de malédiction… a été entendue pour la première fois la voix qui exprimait la volonté sainte de garder la virginité… Lorsque ce grand soleil de justice, qui pour nous est soleil de pardon, s’est levé en nous apportant la fertilité de l’été, la voix de la tourterelle, celle du désir de conserver la virginité, commença d’être entendue sur notre terre. Et cette terre qui était nommée auparavant terre des impies, le Verbe de Dieu daigne maintenant l’appeler sa terre et celle de l’Église.

    à propos de Ct 4,1 : « Tes cheveux sont comme des troupeaux de chèvres qui sont montées de la montagne de Galaad. » (p. 133)

    Dans les cheveux nous est montrée la personne des riches pieux qui, revêtus d’habits délicats, resplendissent sous l’or et les pierreries et sont parfumés des poudres aromatiques les plus odorantes : oints d’onguents, peignés par les soins de petits esclaves, ornés des œuvres de leur foi droite et de leur miséricorde, ils sont une parure pour tout le corps de l’Église. Ces gens-là en effet, parce qu’ils trouvent leur joie dans les réalités matérielles et ne peuvent suivre la route ardue de la philosophie, l’austérité des apôtres, sont comparés à des troupeaux de chèvres ; et parce qu’ils font retour de leurs richesses à celui qui les leur donne, ils ont mérité d’être les cheveux de l’Église.

    Errata

    Page

    Localisation

    Texte concerné

    Correction

    Remarques

    101

    l. 5

    un seul parfum suavité

    un seul parfum de suavité

     

    103

    l. 15

    fiancé

    fiancés

     

    115

    l. 11

    Goûtes

    Goûtez

     

    179

    l. 5 en partant de la fin

     des montagnes des léopards

    des montagnes des léopards

     

    192

    l. 295

     

     

    Erreur de numérotation des lignes. La ligne 297 est numérotée 295.

    193

    l. 8

    réunis

    réunie

     

    194

    l. 3 en partant de la fin

    sed uir et uir

    sed uir, et uir

     

    267

    l. 9 en partant de la fin

    avec l’aide d’autrui revenir au Christ

    avec l’aide d’autrui, revenir au Christ

     

    274

    l. 21-22

    suffra

    gii

    suffra-

    gii

    Tiret dans la coupure d’un mot entre deux lignes.

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