• SC 430

    Apponius

    Commentaire sur le Cantique des Cantiques, tome III
    Livres IX-XII

    février 1998

    Texte, traduction, notes et index par Bernard de Vregille, s.j. et Louis Neyrand, s.j.

    ISBN : 9782204059015
    342 pages
    Le chant nuptial du Christ et de l'Église, dans l'un des commentaires latins les plus riches qui ait été conservé.

    Présentation

    Le Commentaire sur le Cantique des Cantiques d'Apponius constitue une œuvre riche et originale, autant par sa théologie de l'Incarnation, centrée sur la médiation de l'Âme du Christ entre le Verbe et « l'homme assumé », que par sa vision grandiose de l'histoire du salut se déroulant au long du Cantique depuis les origines jusqu'à la conversion finale d'Israël. La grâce, de l'Église, épouse du Christ, confiée à Pierre et aux apôtres, manifeste ici toutes ses richesses, celles des sacrements, de la virginité, du martyre, de la vie monastique. Le tout est subtilement reconnu par Apponius sous les moindres détails du Cantique, et exposé par lui en un style enthousiaste et savoureux, jouant sans cesse avec les mots et les images.

    Qui était Apponius, inconnu par ailleurs ? Tout semble indiquer qu'il s'agit d'un moine vivant dans l'Italie du nord ou à proximité de Rome. Les éditeurs estiment qu'il n'a pas pu écrire plus tard que le premier tiers du Ve siècle.

    Le Commentaire sur le Cantique des Cantiques d'Apponius, a connu sa première édition critique en 1986, dans la Series latina du Corpus Christianorum (n° 19), par les soins des Pères Bernard de Vregille et Louis Neyrand, membres de l'Institut des Sources Chrétiennes. Les mêmes éditeurs présentent aujourd'hui cette œuvre dans la collection Sources Chrétiennes en l'accompagnant d'une nouvelle introduction, d'une traduction française et de nombreuses notes. Les 12 livres du Commentaire ont été répartis en 3 volumes (livres I-III, IV-VIII, IX-XII).

    Le mot du directeur de Collection

    Les circonstances ont voulu que le dernier tome du Commentaire sur le Cantique des Cantiques d'Apponius et le tome II des Sermons sur le Cantique de Bernard de Clairvaux (SC 431) fassent partie des nouveautés de ce début d'année. Si Apponius et Bernard commentent bien un même livre biblique, et s'inscrivent tous les deux dans une tradition d'interprétation dont les grandes lignes sont fixées depuis Origène, le genre et le ton des deux ouvrages diffèrent : dans le cas d'Apponius, l'homme s'efface presque entièrement derrière le commentaire linéaire du texte, tandis que la riche personnalité de Bernard et de l'abbé affleure constamment dans ses sermons. Pourtant l'un et l'autre, chacun à sa manière, en exploitant tous les registres de l'interprétation, et grâce notamment à une lecture allégorique du texte, tente d'entraîner son lecteur ou son auditeur à la découverte du sens ultime du Cantique. Tous deux voudraient le faire entrer à son tour dans ce dialogue de l'Époux et de l'Épouse, du Christ avec son Église et de l'âme avec le Verbe de Dieu, dans lequel ils se sont eux-mêmes introduits en méditant le mystère de l'amour divin. Par-delà les siècles qui les séparent, il y a bien entre cet Apponius, dont on ne connaît que le nom, et Bernard, dont on sait infiniment plus, une parenté essentielle, celle qu'instaure une lecture attentive et enthousiaste du Cantique comme la rencontre amoureuse de la créature et de son Dieu.

    En moins d'un an, grâce à une collaboration étroite et une ardeur peu commune, les Pères Bernard de Vregille et Louis Neyrand de notre Institut sont donc parvenus à achever la publication de ce grand commentaire d'Apponius sur le Cantique des Cantiques, dont ils ont précédemment donné l'édition critique dans la collection du Corpus Christianorum.

    Jean-Noël Guinot

    Œuvre(s) contenue(s) dans ce volume

    Commentaire sur le Cantique des Cantiques, Livres IX-XII

    Livre IX : l’unique et parfaite colombe (Ct 6,7 - 7,1).

    Livre X : Rome, la « fille du prince » (Ct 7, 1-9).

    Livre XI : conversion des nations et annonce du salut d’Israël (Ct 7, 10 - 8, 4).

    Livre XII : l’achèvement du Royaume par le retour des exilés d’Israël (Ct 8, 5-14).

    Épilogue : les cinq figures de l’épouse illustrent les cinq langues de l’Église : hébreu, grec, égyptien, latin et syriaque, unifiées dans la foi.

    Extrait(s)

    Commentaire sur le Cantique XI, 4 (p. 135-137)

    Il est sorti, en effet, vers les champs des nations par la venue de l’Esprit Saint, pour que, par le feu de sa puissance, grâce au rayonnement des apôtres, celui-ci, par la connaissance de la vérité, à la fois transforme la nuit de l’ignorance en lumière du matin, et fasse disparaître de ces champs les épines des pensées honteuses et des orgies. Ainsi, vraiment, il sort vers les champs, la vie des nations, quittant ce peuple arrogant qui se prévalait de la sagesse de la loi mosaïque, cette cité où il est venu chez lui et où les siens ne l’ont pas reçu. Et comme sa propre cité ne l’avait pas reçu, elle à qui il reproche en pleurant : « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés », il est sorti vers les champs. Il demeure dans les villages, c’est-à-dire dans les cœurs humains les plus simples, privés de toute éloquence. En eux, alors que les ténèbres de l’ignorance s’étaient abattues, bientôt commença, par la présence de l’Esprit saint, par la bouche des docteurs, à se lever la lumière du matin, la connaissance de la vérité, selon ces paroles : « Levons-nous le matin pour aller dans les vignes » – lorsqu’il fait entendre la parole de l’évangile pour cultiver ces âmes ; celles-ci maintenant produisent en abondance le fruit de leur foi par leurs bonnes œuvres et versent aux autres âmes assoiffées, par le service de leur saint ministère, le breuvage du vin de la joie.

     

    Errata

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    Remarques

    203

    l. 19

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    descendent

     

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