Type de formation

Séminaire

Titre

Biblindex

Sous-titre

Recherche sur la réception patristique des Écritures

Texte
Logo de Biblindex

Présentation

Le séminaire accompagne le développement du projet Biblindex, index en ligne des citations et allusions bibliques dans la littérature chrétienne de l'Antiquité et du Moyen Âge, porté par l'Institut des Sources Chrétiennes depuis 2006.

Son but est d'appréhender la diversité des recours patristiques à l'Écriture : exégèse spirituelle des commentaires, argumentation des traités apologétiques, réflexions philologiques sur le texte biblique et sa transmission, etc.

Séances

À chaque séance, un spécialiste du corpus considéré, bibliste ou patristicien, donne une conférence d'environ 1h15, en analysant de façon développée des exemples précis.
La discussion qui suit est l'occasion d'approfondir certains points ou d'ouvrir la réflexion par des comparaisons avec d'autres corpus.

Les séances ont lieu à l'Institut des Sources Chrétiennes, en salle de documentation (1er étage, à gauche), un vendredi par mois de 11h à 13h. Elles sont également accessibles par visioconférence.

Programme

Bandeau de Biblindex

On consultera sur le carnet de recherche, https://biblindex.hypotheses.org/seminaire, le programme complet, avec les archives et résumés des interventions régulièrement mis à jour.

Publications

Les communications faites dans le cadre de ce séminaire sont publiées, soit dans la série “Cahiers de Biblindex” des Cahiers de Biblia Patristica, soit sous forme de billets dans le carnet de recherche.

Étiquette
Contact
Contenu
Étiquette
En savoir plus

Prochaines séances

-

Les chaînes sur le Cantique

Intervenant
Collaborateur(s) associé(s)
-

Travaux des étudiants

Séances passées

Atelier sur l'Ecclésiaste (4)

Atelier sur l'Ecclésiaste (3)

Inspiration biblique et écriture poétique dans les Carmina de Paulin de Nole

Intervenante
Collaborateur(s) associé(s)
Texte

À la fin du IVe siècle, le poète et aristocrate Paulin de Nole se tourne vers un christianisme radical en choisissant la vie ascétique. Cette conversion s’accompagne d’une conversion religieuse de sa poésie. Le maître de Paulin, le poète Ausone, l’enjoint alors à rester fidèle à son milieu d’origine et à ses codes littéraires tandis que Jérôme, l’ascète de Bethléem, l’exhorte à pratiquer une poésie purement biblique. L’étude de l’inspiration biblique dans l’écriture poétique de Paulin de Nole permet de mieux définir la position choisie par le poète. Sa poésie apparaît comme une sorte de troisième voie où s’unissent les traditions classique et biblique pour servir un double projet littéraire et chrétien : édifier et enseigner les fidèles, notamment en promouvant l’ascèse et le culte des saints, mais aussi célébrer le Christ et ses saints, en particulier Félix de Nole, en se servant de toutes les ressources de l’art du poète.

Atelier sur l'Ecclésiaste (2)

1 Co 6, 20 (« Glorifiez Dieu dans votre corps ») jusqu'à Augustin

Intervenante
Collaborateur(s) associé(s)

Atelier sur l'Ecclésiaste (1)

Les citations et allusions bibliques dans les dernières Lettres de Jérôme (412-419)

Intervenant
Collaborateur(s) associé(s)
Texte

Lors du colloque international sur l’exégèse de saint Jérôme organisé à Saint-Etienne et Lyon en octobre 2015, Laurence Mellerin avait présenté les « prolégomènes à une approche statistique des citations scripturaires dans l’œuvre de Jérôme, à l’aide de Biblindex ». Cette étude invitait les hiéronymiens à poursuivre l’analyse en affinant les premiers résultats (selon les différents types d’œuvres de Jérôme, les périodes de sa vie, la concomitance ou non de ses travaux bibliques). Depuis lors, peu de travaux à proprement parler statistiques sont venus apporter de nouvelles pierres à l’édifice esquissé par L. Mellerin. Plusieurs études ont pourtant été proposées sur l’usage hiéronymien des citations scripturaires, notamment celle d’Aline Canellis, lors d’une séance du séminaire Biblindex sur « Les références scripturaires dans la Lettre 127 de Jérôme : de l’éloge de Marcella à l’apologie du christianisme ». Cette étude fait le bilan précis des citations bibliques de cette seule lettre et vient confirmer la place prépondérante des Psaumes dans l’appareil scripturaire hiéronymien, mais ne peut proposer d’approche statistique significative sur un corpus aussi réduit. Elle vise davantage, comme l’annonce son titre, à exposer l’articulation entre ces citations et les objectifs visés par Jérôme à travers l’éloge funèbre de Marcella.

La démarche proposée ici se situe à mi-chemin entre ces deux approches. Elle s’appuie sur le corpus limité, certes, mais significatif et cohérent des 20 lettres de Jérôme, qui constituent sa correspondance propre pour les années 412 à 419 ; corpus qui permet une approche statistique sur un genre littéraire spécifique –marqué par sa diversité- et une période déterminée -marquée par la question du pélagianisme. Elle vise d’abord à dessiner les contours de l’usage hiéronymien des citations et allusions bibliques dans une perspective statistique, puis à proposer une typologie de l’usage de celles-ci.

Travaux des étudiants du master de patristique

Texte

Travaux des étudiants du master de théologie patristique (UCLy - Sources Chrétiennes) et d'une doctorante de l'Université de Salamanque

11h : Liubomyr Petsiukh, « Quelques éclairages sur le texte et l’exégèse patristique de Ps 50, 7 (j’étais pécheur dès le sein de ma mère) »

11h30 : Adrien Dagois, « Mt 8, 5-13 : le centurion, modèle de foi et d'humilité »

Dans le centurion de Mt 8 – un païen – sont réunies les vertus que sont la foi et l'humilité. Nous verrons les développements d’Augustin et de Jean Chrysostome – l'appui sur la puissance de la Parole de Dieu ; la compénétration de l'humilité et de la foi pour élever cette dernière.

12h : María Eugenia Pérez Gordillo, « Homiliae Toletanae, London, British Library, Add. 30853: un manuscrit presque inédit, mais célèbre pour ses gloses »

Seront présentés des sujets abordés dans les Homiliae Toletanae (CPL 1997), les sources utilisées, le niveau de latin des textes, les personnes à qui ils sont susceptibles de s'adresser, ainsi que les versions trouvées dans d'autres témoignages ; cela nous aidera à démêler des questions telles que la paternité exacte, la provenance ou la datation de cette compilation.

12h30 : Matthew Jarvis, « Projet de Dieu ou tirage au sort ? Jean Chrysostome lecteur de Paul sur la prédestination (Ep 1, 3-14 et al.) »

Exégèse et herméneutique dans la littérature apocryphe chrétienne en Islande médiévale

Intervenante
Collaborateur(s) associé(s)
Contenu
Texte

La question de la sainteté originelle de la Vierge dans la Maríu saga (fin XIIIe - début XIVe, Islande)

Du VIIe au Xe siècle, dans l’empire chrétien byzantin, des moines et des théologiens composent des homélies biographiques mariales retraçant l’histoire complète de la destinée de Marie incluant celle du Christ. Ces Vies de la Vierge puisent leur matière tout à la fois dans les écrits apocryphes chrétiens et les évangiles canoniques. D’un point de vue doctrinal, le récit inspire des exégèses mariales et est entrecoupé de réflexions théologiques.

Composée en Islande entre le dernier tiers du XIIIe siècle et la seconde moitié du XIVe siècle par un moine bénédictin demeuré anonyme, la Maríu saga est une Vie de la Vierge en vieil islandais faisant le récit en prose de la vie de Marie de sa Conception à son Assomption. La mariologie du texte est fermement ancrée dans la christologie et l’exégèse s’appuie sur les écrits des Pères de l’Église et des théologiens médiévaux. Nous nous intéresserons plus particulièrement à la question de la sainteté originelle de Marie. Nous verrons que si la doctrine augustinienne du péché originel fonde de façon traditionnelle la réflexion sur la conception de la Vierge, l’interprétation du De Nativitate Mariae V, 3 et l’exégèse du Cantique des cantiques 6, 10 se révèlent plus surprenantes en ce qu’elles reflètent la réception de la pensée originale d’Alexandre Neckam (1157-1217) en Islande médiévale.

A quoi Dieu ressemble-t-il ? La double interprétation d'Os 12, 10 (TM Os 12, 11) chez Théodoret de Cyr

Intervenante
Collaborateur(s) associé(s)
Texte

La déclaration divine ἐν χερσὶ προφητῶν ὠμοιώθην que l'on lit en Os 12, 10 a tout autant dérouté les traducteurs modernes que les exégètes antiques. Faut-il littéralement comprendre que Dieu a "été rendu semblable" ? Ou bien, avec la traduction de la Bible d'Alexandrie, qu'il a "fait l'objet de comparaisons" ? Le Commentaire sur Osée de Théodoret de Cyr (5e siècle) éclaire le passage en en proposant deux interprétations successives, puisant chacune à des traditions différentes. La première explication que donne Théodoret fait signe vers l'utilisation par Origène et Jérôme de notre verset comme clef du système typologique : par des actes symboliques, les prophètes manifestent une ressemblance avec Dieu. Théodoret peut alors relier le verset Os 12, 10 à un épisode célèbre du livre d'Osée : le mariage du prophète avec une prostituée. La seconde explication de Théodoret montre une grande proximité avec Jean Chrysostome, selon qui le verset fait référence à la diversité des formes sous lesquelles Dieu est apparu aux prophètes. Refusant de trancher entre les deux interprétations, Théodoret montre une indépendance certaine à l'égard de ses prédécesseurs et offre à son lecteur une synthèse exégétique originale.