Soumis par Guillaume Bady le mar 06/01/2015 – 16:13
Type d'actualité
Titre

Jean Bernardi (1921-2014), chantre de Grégoire de Nazianze

Date(s) et horaires
Samedi 15 novembre 2014
Contenu
Texte

Jean Bernardi est décédé le 15 novembre 2014 à l'âge de 93 ans et avec lui s'éteint la voix chantante d'un précieux collaborateur des Sources Chrétiennes.

Né en 1921, Jean Bernardi a soutenu sa thèse à Paris en 1968. Professeur à l’Université de Montpellier, puis à l’Université Paris IV-Sorbonne, il a été l’un des responsables de l’édition des Discours de Grégoire de Nazianze dans la collection Sources Chrétiennes, ainsi que des Poèmes du Théologien dans la Collection des Universités de France.  

Outre ses nombreux articles, il a marqué les études patristiques par plusieurs œuvres marquantes :

• Monographies :

Saint Grégoire de Nazianze : le théologien et son temps, 330-390, Paris, Cerf, 1995.
Les Premiers siècles de l'Église, Paris, Cerf, 1987.
La Prédication des Pères cappadociens. Le prédicateur et son auditoire, Paris, PUF, 1968.

• Éditions de textes :

Grégoire de Nazianze. Œuvres poétiques, tome I, première partie. Poèmes personnels (II,1,1-11). Texte critique établi par A. Tuilier et G. Bady, traduction et commentaire de J. Bernardi, Collection des Universités de France, Série grecque 433, Paris, Les Belles Lettres, 2004.
Grégoire de Nazianze. Discours 42-43, Sources Chrétiennes 384, Paris, Cerf, 1992.
Grégoire de Nazianze. Discours 4-5, Sources Chrétiennes 309, Paris, Cerf, 1983.
Grégoire de Nazianze. Discours 1-3, Sources Chrétiennes 247, Paris, Cerf, 1978.

Ses obsèques ont eu lieu le 19 novembre en l'église de Cassis.

« C'est une belle chose que l'ardeur enflammée de l'éloquence, dans les assemblées
aussi bien que dans les procès et le prononcé des éloges.
C'est une belle chose qu'un esprit plein de connaissances historiques, car l'histoire
est un condensé de sagesse, c'est l'esprit de plusieurs personnes. Et ce n'est pas rien
que la grammaire qui polit le langage et les sonorités barbares :
c'est le meilleur auxiliaire de la noble langue de la Grèce. »

(Poème II,2,5, de Nicobule fils à Nicobule père, v. 59-64)