• SC 49 bis

    Léon le Grand

    Sermons, tome II
    Sermons 20-37

    décembre 1969

    Traduction et notes de Dom René Dolle.

    Deuxième édition (remplace le n° 49 paru en 1957)
    ISBN : 9782204038140
    176 pages
    L'année liturgique en compagnie d'un pape, au milieu du 5e siècle, sur près de 100 sermons.

    Présentation

    Ce volume contient les sermons sur les « Collectes » et sur le carême. Le pape cherchait à convaincre les riches d’ouvrir largement leur bourse et leur grenier, et les pauvres de conserver la paix en retour d’un secours octroyé par les riches, fût-il strictement mesuré, tant étaient grand les besoins. Au travers de ces sermons au style sobre, on devine la misère de l’empire romain à cette époque. Léon se dresse contre l’égoïsme des riches et contre la rancœur des pauvres.

    René Dolle est moine de Clervaux.

    Œuvre(s) contenue(s) dans ce volume

    Sermons XX- XXXVII

    6 sermons sur les collectes, nos 20-25 ; 12 sermons sur le carême, nos 26-37.

    Ce volume remplace le n°49 de la collection. Il comporte une deuxième édition du tome II des Sermons de Léon le Grand, dont l’appareil de notes a été enrichi par rapport à la première édition. Le texte latin donné par les deux volumes n’est pas une nouvelle édition critique. Il se distingue néanmoins de l’édition Ballerini-Migne, jusque là édition de référence, par un nouveau classement des sermons. En effet, peu d’indices ou d’allusions permettent de classer par ordre chronologique ces sermons qui se maintiennent sur le plan intemporel de la doctrine. Faute d’étude solide basée sur des critères externes et sur une édition critique, l’éditeur a donc choisi de d’adopter comme plan le cours de l’année liturgique à l’époque de saint Léon. Cependant, aux sermons de temps de Carême ont été joints ceux prononcés à l’occasion des « Collectes », du 6 au 12 juillet, en raison de leur thématique commune d’exhortation à l’aumône.

    La traduction du volume est une nouvelle traduction française des Sermons.

     

    Comme tous les sermons du pape Léon, ceux-ci ne sont généralement pas un commentaire à proprement parler du texte évangélique, bien que l’enseignement donné soit presque toujours en lien avec l’évangile de la messe du jour, expliquant son contenu d’ensemble, s’attardant aux détails quand ils sont nécessaires à la compréhension du mystère de la foi. L’enseignement des fidèles ne vise pas seulement à éclairer leur foi mais aussi à leur apprendre à louer Dieu. De là vient le ton enthousiaste avec lequel le pape parle des mystères : l’âme doit sans cesse être, selon lui, dans l’admiration des œuvres divines. Il cherche donc à susciter chez les fidèles une admiration communicative. Il s’ensuit que, même si le Pape ne méconnaît pas la présence du mal dans le monde, la foi chrétienne doit être emplie de joie et d’optimisme.

    Au cœur de la théologie de saint Léon se trouve l’union hypostatique, c’est-à-dire l’union dans la personne unique du Christ de deux natures, humaine et divine. Saint Léon insiste sur la diversité et l’unité dans le Christ, qui sont inséparables. Cette union se réalise au profit de l’humanité, car elle l’élève et le Seigneur s’abaisse à l’esclave sans déchoir. Ainsi le pape s’oppose-t-il à la fois aux erreurs des manichéens et des ariens. L’Incarnation est toujours considérée du point de vue de son but, la rédemption. Si Dieu s’est fait homme, c’est le Seigneur est venu sur terre, c’est pour nous sauver. Ainsi les sermons papaux accordent-ils une grande importance à la vie terrestre du Christ, à sa mission publique, puis à la nécessité de sa Passion pour que l’homme soit sauvé. De la christologie léonienne découle son ecclésiologie : tous les hommes appartiennent à la même nature humaine, or celle-ci a été unie à Dieu dans le Christ, donc tous les hommes qui adhèrent au Christ sont de ce fait unis entre eux et à Dieu. La foi en l’union hypostatique est donc indispensable, et elle conditionne toute la vie sacramentelle et morale. Ce que propose saint Léon ne repose pas seulement sur des directives pratiques pour l’entraide quotidienne entre les hommes : il s’agit des fondements doctrinaux d’une conception de la charité vivifiée et éclairée par le mystère de l’Incarnation.

    Extrait(s)

    (XLVII, 3, Neuvième sermon pour le Carême, p. 169).

    À l’occasion de la fête pascale, bien-aimés, en vue de laquelle nous devons purifier nos cœurs, nous avons ainsi abordé ces questions touchant l’incarnation du Verbe ; mais cela suffira, puisque vous n’oubliez pas l’instruction que vous avez reçue plusieurs fois à ce sujet. À présent, j’exhorte votre dévotion, comme ce temps le demande, à orner ce jeûne saint et salutaire des œuvres de la piété. Et puisqu’il faut surtout travailler pour obtenir le pardon des fautes, promettez-vous à vous-mêmes, sans doute possible, la divine miséricorde, si, de votre côté, en ce qui concerne vos subordonnés, vous transférez toute offense au crédit du pardon. Il convient, en effet, que les peuples de Dieu s’assemblent pour une si grande fête en paix et en concorde.

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