• SC 48

    Anonyme

    Homélies pascales, tome III
    Une homélie anatolienne sur la date de Pâques en l'an 387

    décembre 1957

    Étude, édition et traduction par Fernand Floëri et Pierre Nautin.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.
    Réimpression de la première édition revue et corrigée (2004)
    ISBN : 9782204075275
    194 pages
    En Anatolie en 387, la fête de Pâques imite les temps de la Passion du Christ.

    Présentation

    Pourquoi la date de Pâques est-elle mobile, alors que Noël et toutes les fêtes des saints sont à jour fixe ? Dès l’Antiquité, les chrétiens se posaient cette question. Un homéliste d’Asie Mineure, dans la semaine du 28 février au 7 mars 387, entreprit d’y répondre du haut de sa chaire. Il n’existe pas, dans toute la littérature patristique, d’exposé plus complet des raisons spirituelles pour lesquelles l’Église a justifié et conservé jusqu’à nos jours sa manière de dater la fête de Pâques. Cette homélie a été utilisée depuis longtemps par les historiens. On s’en est d’abord servi pour connaître le calendrier asiate. Le texte fournit aussi des indications sur la Pâque des Novatiens et celle des Montanistes. La doctrine de l’auteur présente des ressemblances avec celle de Grégoire de Nysse.

    Le mot du directeur de Collection

    Depuis longtemps était épuisé le volume III des Homélies pascales (SC 48) éditées par Pierre Nautin, dont les deux autres tomes (SC 27 et 36) ont fait l'objet d'une réimpression en 2003. Cette homélie appartient à la même collection pseudo-chrysostomienne que les précédentes, mais celle-ci peut être exactement datée de la semaine du 28 février au 7 mars 387. L'occasion en est fournie à son auteur, originaire sans doute d'Asie Mineure, par la date tardive, le 25 avril, à laquelle tombait la fête de Pâques cette année-là, si l'on suivait le comput alexandrin, et par les réactions que ce retard provoquait parmi les fidèles. De fait, le comput alexandrin n'était pas encore admis partout : à Rome comme dans certaines Églises d'Orient, on suivait un autre comput ou d'anciens usages locaux, selon lesquels la date de Pâques ne pouvait descendre jusqu'au 25 avril. Querelles de clercs ? Sans doute. Mais les simples fidèles n'y restaient pas nécessairement étrangers : beaucoup devaient au moins s'interroger sur la raison de la mobilité de la fête de Pâques, alors que Noël ou l'Épiphanie étaient célébrés à date fixe. C'est à ceux-là aussi qu'entreprend de répondre l'homéliste en justifiant la date du 25 avril et en soutenant que la fête de Pâques doit être fixée au dimanche suivant la pleine lune après l'équinoxe de printemps, ce qui a pour conséquence sa mobilité. La raison en est que la Pâque chrétienne est une « imitation » de la passion du Christ. Or, parce que la passion du Christ a eu lieu dans des temps déterminés qui n'ont pas été choisis au hasard, la Pâque chrétienne doit imiter, autant qu'il est possible, les temps eux-mêmes de la Passion. Au-delà de la question du comput, c'est donc toute une réflexion théologique et même cosmique sur le sens de la Pâque chrétienne que propose cette homélie.

    On trouvera à la fin de ce volume une note additionnelle relative aux trois tomes des Homélies pascales ainsi qu'une liste d'additions et de corrections venant s'ajouter à celles qui ont été fournies dans les volumes précédents.

    Jean-Noël Guinot

    Œuvre(s) contenue(s) dans ce volume

    In sanctum pascha sermo VII

    Cette homélie appartient à la même collection pseudo-chrysostomienne, dite des « Petites trompettes » que celles des volumes I (SC 27) et II (SC 36), mais celle-ci peut être exactement datée de la semaine du 28 février au 7 mars 387. L'occasion en est fournie à son auteur, originaire sans doute d'Asie Mineure, par la date tardive, le 25 avril, à laquelle tombait la fête de Pâques cette année-là, si l'on suivait le comput alexandrin, et par les réactions que ce retard provoquait parmi les fidèles. De fait, le comput alexandrin n'était pas encore admis partout : à Rome comme dans certaines Églises d'Orient, on suivait un autre comput ou d'anciens usages locaux, selon lesquels la date de Pâques ne pouvait descendre jusqu'au 25 avril. Querelles de clercs ? Sans doute. Mais les simples fidèles n'y restaient pas nécessairement étrangers : beaucoup devaient au moins s'interroger sur la raison de la mobilité de la fête de Pâques, alors que Noël ou l'Épiphanie étaient célébrés à date fixe. C'est à ceux-là aussi qu'entreprend de répondre l'homéliste en justifiant la date du 25 avril et en soutenant que la fête de Pâques doit être fixée au dimanche suivant la pleine lune après l'équinoxe de printemps, ce qui a pour conséquence sa mobilité. La raison en est que la Pâque chrétienne est une « imitation » de la passion du Christ. Or, parce que la passion du Christ a eu lieu dans des temps déterminés qui n'ont pas été choisis au hasard, la Pâque chrétienne doit imiter, autant qu'il est possible, les temps eux-mêmes de la Passion. Au-delà de la question du comput, c'est donc toute une réflexion théologique et même cosmique sur le sens de la Pâque chrétienne que propose cette homélie.

    Le texte grec est édité d’après 6 manuscrits, du ixe au xvie siècle. On trouvera à la fin de ce volume une note additionnelle relative aux trois tomes des Homélies pascales ainsi qu'une liste d'additions et de corrections venant s'ajouter à celles qui ont été fournies dans les volumes précédents.

    Extrait(s)

    Voici le sujet de l’homélie tel que posé par le prédicateur (§3, p. 112) :

    « Souvent, nous avons vu des gens dire : ‘La Nativité du Sauveur se célèbre à jour fixe (…) ; l’Épiphanie de même (…) ; de même encore, quand nous célébrons la mémoire des martyrs, nous faisons leur commémoration à jour fixe : comment se fait-il que pour la Pâque il n’en va pas ainsi ?’ »

    Errata

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    Remarques

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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