• SC 361

    Nicolas Cabasilas

    La Vie en Christ, tome II
    Livres V-VII

    septembre 2009

    Introduction, texte critique, traduction et annotation par Marie-Hélène Congourdeau.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.
    ISBN : 9782204090964
    256 pages
    Un chef d’œuvre spirituel, par un laïc de Byzance (au 14e s.).

    Présentation

    Après avoir, dans les quatre premiers livres, présenté les mystères de l’initiation chrétienne (baptême, chrismation, eucharistie : cf. volume I), Nicolas Cabasilas, dans ces trois derniers livres, expose la réponse de l’homme au don de Dieu. Un court chapitre mystagogique sur la consécration de l’autel rappelle le fondement liturgique de la vie chrétienne. Cabasilas donne ensuite un enseignement concret sur la prière qui nous introduit dans la volonté du Christ, avant de terminer sur un portrait de l’homme qui vit en Christ. En définitive, conclut-il, la vie en Christ, c’est la charité.

    Agrégée de l'Université, Marie-Hélène Congourdeau est chargée de recherche au CNRS et spécialisée en histoire byzantine.

    Œuvre(s) contenue(s) dans ce volume

    La Vie en Christ V-VII

    Ce second et dernier tome contient les livres V à VII. Le livre V, bref, explique ce qui se passe lors de la consécration d’un autel, lieu des mystères par excellence (1-2). Dans la lignée du Pseudo-Denys, il décrit d’abord les rites (chap. 3-8) : l’évêque pose la table, la purifie, l’oint, y dépose les reliques. Puis il en expose le sens spirituel où le Christ lui-même agit (9-26), et il termine son commentaire mystagogique par la lampe allumée laissée sur l’autel, elle aussi signe du Christ (27). Le livre VI explique comment garder en nous la « vie en Christ » reçue par les mystères (1) : en partageant en toute chose la volonté même du Christ (2-8), en appliquant notre pensée à méditer sur l’amour du Christ pour désirer sans cesse revenir à lui (9-48). Cette méditation produit en nous les dix états décrits par les béatitudes : pauvreté en esprit, affliction, douceur etc. (49-87). Nous retrouvons ainsi comme unique modèle Jésus dont Adam avait perdu l’image (88-97) et nous invoquons le Seigneur en tout temps, car la méditation débouche sur la prière, elle-même centrée sur l’eucharistie (98-104). Le livre VII montre les facettes de la vie nouvelle en Christ : une volonté bonne (3-16) qui se vérifie dans un rapport bien ajusté à la tristesse (17-49 : seul attriste le sage en Christ ce qui attriste Dieu) et aux plaisirs (50-92 : jouir de Dieu est le vrai plaisir qui comble l’être humain). La charité est la perfection de la volonté, sommet de ce qu’on peut atteindre en ce monde (93-109).

    Extrait(s)

    V, 27 (SC 361, p. 35)

    Une fois qu’il a accompli tous les rites et qu’il a rendu la maison propre au sacrifice et aux prières, l’évêque allume une lampe sur l’autel et sort ; voulant montrer par là tout d’abord, je pense, le moment du sacrifice, l’heure à laquelle il fut accompli la première fois – car ce fut vers le soir, à l’heure où l’on allume les lampes – ; et ensuite, comme dans la maison de celui qui a perdu la drachme, cette lampe-ci nous remet en mémoire la lampe par excellence, celle que le Christ a allumée et avec laquelle il a cherché et retrouvé la drachme recouverte de beaucoup de terre et de ténèbre, elle qui gisait sous la terre dans l’Hadès. Car il a ce pouvoir, je pense, de balayer la maison, de découvrir toutes choses et de les amener à la lumière, lui qui en y entrant a empli de lumière même les enfers.

    Jésus, seul modèle (p. 119)

     

    88. De même que le propre de la nature humaine, c’est d’avoir un esprit et d’être doué de raison, de même devons-nous penser que contempler les choses du Christ est l’office de l’imagination; d’autant plus que le seul modèle vers lequel les hommes doivent regarder, que ce soit pour leur propre conduite ou pour guider les autres, c’est Jésus, lui le principe, le moyen et la fin, qui pour leur vie privée comme pour leur vie publique a montré aux hommes la vraie justice.
    89. De plus, il est aussi le prix et la couronne que doivent recevoir les concurrents. C’est donc vers lui que nous devons regarder, c’est ce qui le concerne qu’il faut considérer avec attention et nous efforcer de pénétrer autant que possible pour savoir comment peiner. Car ce sont les prix qui pour les athlètes sont la mesure des combats et c’est en les observant de loin qu’ils supportent les peines, et ils apportent d’autant plus de constance dans la lutte qu’ils connaissent la beauté de la récompense.

     

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