• SC 358

    Grégoire de Nazianze

    Discours 38-41

    janvier 1990

    Introduction, texte critique et notes par Claudio Moreschini. — Traduction par Paul Gallay.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique, du Centre National des Lettres et de l'Œuvre d'Orient.
    ISBN : 9782204040631
    389 pages
    Indisponible chez notre éditeur
    De Noël à la Pentecôte : 4 pièces majeures dans l'œuvre du « Démosthène chrétien ».

    Présentation

    Ces Discours datent de la période pendant laquelle Grégoire de Nazianze séjourna à Constantinople (379-381). Il avait été appelé dans cette ville par le petit groupe de chrétiens qui restait fidèle au concile de Nicée. Si le Discours 41, prononcé à l’occasion de la fête de Pentecôte, n’a pas, sur la question du Saint-Esprit, l’importance dogmatique du 5e discours théologique (Discours 31), les Discours 38-40 forment un ensemble marqué par un grand approfondissement doctrinal. Suscités par les diverses célébrations liées à la naissance et à la manifestation du Christ (Sur la Nativité, Sur la fête des Lumières, Sur le Baptême), ils soulèvent un intéressant problème liturgique et mettent particulièrement en évidence la richesse d’une pensée théologique nourrie de platonisme et un art oratoire qui permet à Grégoire, en combattant avec habileté païens et hérétiques, d’exprimer et de transmettre avec force sa foi.

    Claudio Moreschini, professeur à l’Université de Pise, et Paul Gallay, doyen honoraire de la Faculté libre des Lettres de Lyon, ont déjà publié en collaboration les Discours 32-37 (SC 318).

    Le mot du directeur de Collection

    Liés par le temps et par le sujet, les Discours 38 (fête de la Nativité et adoration des Mages), 39 (fête des Lumières et baptême du Christ, le 6 janvier) et 40 (prononcé le lendemain de cette fête), sont importants du point de vue à la fois liturgique – la présence de deux fêtes distinctes de la Nativité à Constantinople en 379/380 ou 380/381, selon la date retenue – et doctrinal, car la doctrine trinitaire est ici encore au cœur de la réflexion théologique de Grégoire. Le Discours 41 a vraisemblablement été prononcé à la Pentecôte de 379, la première année de son séjour à Constantinople. Il traite avec prudence de la divinité de l’Esprit Saint, en s’en tenant pour l’essentiel à l’enseignement de Basile, sans oser encore affronter les pneumatomaques comme il le fera dans son cinquième discours théologique (Discours 31); aussi ce discours n’apporte-t-il rien de bien important en ce qui concerne la pneumatologie.

    Jean-Noël Guinot

    Œuvre(s) contenue(s) dans ce volume

    Discours 38-41

    Les Discours de Grégoire le Théologien, modèle d’éloquence pour les Byzantins, sont transmis à travers plusieurs collections, dont une collection liturgique et des collections dites « complètes ». Le corpus, tel qu’édité aux tomes 35-36 de la Patrologie grecque, comprend 45 pièces. L’édition des Discours 38-41 aux Sources Chrétiennes est fondée sur un choix de 22 manuscrits, du ixe au xie s. (y compris certains de la collection liturgique, qui les contient tous les 4), sans compter la traduction latine que Rufin a faite des nos 38-39 et 41.

    Liés par le temps et par le sujet, les Discours 38 (« Pour la Théophanie », c’est-à-dire Nativité et adoration des Mages), 39 (fête des « Lumières » et baptême du Christ, le 6 janvier) et 40 (prononcé le lendemain de cette fête, et intitulé « Sur le baptême »), sont importants du point de vue à la fois liturgique – la présence de deux fêtes distinctes de la Nativité à Constantinople en 379/380 ou 380/381, selon la date retenue – et doctrinal, car la doctrine trinitaire est ici encore au cœur de la réflexion théologique de Grégoire.

    Le Discours 41 a vraisemblablement été prononcé à la Pentecôte de 379 (le 9 juin), la première année de son séjour à Constantinople. Il traite avec prudence de la divinité de l’Esprit Saint, en s’en tenant pour l’essentiel à l’enseignement de Basile, sans oser encore affronter les pneumatomaques comme il le fera dans son cinquième discours théologique (Discours 31) ; aussi ce discours n’apporte-t-il rien de bien important en ce qui concerne la pneumatologie.

    Extrait(s)

    Dans le Discours 40 (§ 41, p. 293-295), Grégoire de Nazianze parle de la Trinité à un futur baptisé en ces termes :

    « Je te la confie aujourd’hui ; avec elle je te plongerai dans l’eau et avec elle je t’en ferai remonter. Je te la donne pour compagne et protectrice de toute ta vie : c’est l’unique divinité, l’unique puissance qui se trouve dans les Trois d’une manière une et qui réunit les Trois d’une manière distincte ; elle ne connaît ni différence de substance ou de nature, ni accroissement ou diminution par supériorité ou infériorité ; elle est de toute part égale, la même de toute part, comme l’unique beauté et l’unique grandeur du ciel ; c’est une cohésion infinie de trois infinis. »

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