• SC 345

    Césaire d’Arles

    Œuvres monastiques, tome I
    Œuvres pour les moniales

    septembre 1988

    Introduction, texte critique, traduction et notes par Joël Courreau et Adalbert de Vogüé.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.
    ISBN : 9782204030298
    508 pages
    L'habit ne fait pas le moine : au 6e siècle, Césaire le rappelle en six sermons et une Règle.

    Présentation

    Dans un pays livré à la violence guerrière, l'évêque d'Arles Césaire (470-542) s'est efforcé tout autant de promouvoir, parmi le peuple et le clergé, une vie plus conforme à l'Évangile et à la discipline ecclésiastique que de fortifier dans sa cité la vie monastique qu'il avait lui-même pratiquée à Lérins.
    Chargé d'abord de régir une abbaye d'hommes, il prit à cœur, dès le début de son épiscopat, la fondation d'un couvent de femmes auteur de sa sœur Césarie : et il rédigea à son intention la première Règle conçue pour des moniales et non calquée sur un modèle masculin.
    Outre la Règle et une Lettre qui la complète, ce volume offre un dossier d'écrits contemporains fort précieux, en particulier de l'abbesse Césarie. Replacés dans leur environnement historique et canonique, ceux-ci éclairent le rôle de Césaire dans l'organisation de plus en plus précise de la vie en communauté féminine.
    Un second tome contiendra ce que Césaire a rédigé pour les moines.

    Le frère Adalbert de Vogüé, de l’abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire, s'est spécialisé dans l'étude des premières règles monastiques d'Occident autour de celle de saint Benoît, qu'il a éditée, entre autres œuvres, dans les Sources Chrétiennes.
    Le Frère Joël Courreau, de Saint-Martin de Ligugé, prépare l'édition des Sermons bibliques de Césaire dans la même collection.
     

    Le mot du directeur de Collection

    Peu à peu l'œuvre de Césaire d'Arles trouve sa place dans la collection des Sources Chrétiennes ; après les 3 tomes des Sermons au peuple, dus à Marie-José Delage (SC 175, 243 et 330), voici le tome I des Œuvres monastiques. Les Pères Adalbert de Vogüé, de La Pierre-qui-vire, et Joël Courreau, de Ligugé, selon une collaboration qui est expliquée dans l'avant-propos, fournissent dans ce livre tout un dossier concernant la vie religieuse féminine au IVe s. en Gaule.
    Sont en effet produits, introduits, traduits et annotés dans ces pages : la Règle de saint Césaire pour les vierges, la Lettre de Césaire à l'abbesse Césarie (il s'agit de la sœur de l'évêque, Césarie l'ancienne), la Lettre d'Hormisdas à Césaire (sorte de confirmation par le pape de la fondation d'Arles), le Testament de saint Césaire, une Lettre d'exhortation à une vierge consacrée (de Teridius, neveu du saint, à Césarie la jeune), trois écrits enfin de cette même Césarie, deuxième abbesse du monastère. Cette seule énumération suffit à évoquer l'intérêt historique et spirituel de ce volume, qui sera suivi sous peu des Œuvres monastiques pour les moines du même Césaire.

    Dominique Bertrand

    Œuvre(s) contenue(s) dans ce volume

    Sont présentés, dans la première partie du volume, les écrits de Césaire pour le monastère de Saint-Jean d’Arles :

    - la Règle des vierges, première Règle féminine, dont la rédaction s’est étendue sur près de vingt ans (512-534) ;

    - la Lettre de Césaire à Césarie, sa sœur et première abbesse du monastère, antérieure à la Règle ;

    La seconde partie propose plusieurs documents annexes concernant la vie de ce même monastère :

    - la Lettre du pape Hormisdas à Césaire concernant l’exemption des moniales, les ventes de biens et les donations ;

    - le Testament de saint Césaire ;

    - la Lettre de Téridius (neveu de Césaire, devenu diacre après avoir renoncé à la vie mondaine, puis prêtre et abbé après la mort de Césaire) à Césarie (nièce de Césaire, devenue abbesse à la mort de sa tante), dite Lettre d’exhortation à une vierge consacrée ;

    - trois écrits de l’abbesse Césarie : les Dits de Césarie, recueillis par Benoît d’Aniane, sa Lettre à Richilde et à Radegonde, et une Ordonnance (Constitutum) relative à la sépulture des moniales dans la basilique funéraire de Sainte-Marie, où Césaire fit enterrer sa sœur Césarie, la première abbesse de Saint-Jean, et où il fut lui-même enseveli.

    Césaire, La Règle des vierges

    La Règle des vierges est un ouvrage novateur, par son ampleur et ses destinataires : il s’agit en effet de la première règle destinée à des femmes. Elle instaure notamment une clôture stricte, et évoque plusieurs institutions neuves : formalité d’admission, passage de la cellule au dortoir, réglementation de l’office et de l’alimentation, horaire diversifié selon les saisons.

    Le texte puise à plusieurs sources, orientales (1-16) et augustiniennes (17-35 et 43), se poursuit par une Recapitulatio propre à Césaire, sur la clôture et la couture, et se termine sur un exposé détaillé des Ordines liturgiques et alimentaires, et sur une conclusion. Trois genres littéraires se succèdent : datée et contresignée par l’évêque d’Arles et sept de ses collègues, la Règle se présente comme un décret conciliaire, mais elle commence comme une épître et la Recapitulatio et la conclusion sonnent comme des morceaux d’homélies.

    La rédaction de la Règle s’étend sur une durée de plus de vingt ans, entre la fondation du monastère en 512, adjacent à la cathédrale, et la Récapitulation en 534. Entre les deux, le vocabulaire évolue ponctuellement (désignation des supérieures, des sœurs…), et certaines lois sont modifiées (apparition du parloir, ordines…). Mais, à toutes les strates de la rédaction, la tonalité du texte est tout à la fois personnelle, pressante et affectueuse.

    La Règle a été transmise par quatre témoins directs, de valeurs différentes ; le plus important est le manuscrit de Munich, Clm 28118, le plus ancien (début ixe siècle) et le plus complet (ne manquent que les signatures des sept autres évêques). L’édition de SC 345 reprend l’essentiel du travail fondamental de Dom Morin (S. Caesarii… Opera omnia, t. II, Maredsous 1942, p. 101-124), le complétant notamment par l’utilisation de la traduction indirecte, le Praeceptum d’Augustin, source de Césaire, et la Règle de Donat, qui remploie la Règle des vierges.

    Césaire, Lettre Vereor, à Césarie

    La lettre Vereor, adressée par Césaire à Césarie, est, des quatre lettres aux moniales attribuées à l’évêque d’Arles, la seule authentique. Contrairement aux Sermons aux moines (SC 398), centrés sur les vertus communautaires (humilité, obéissance, charité), elle traite des frontières nécessaires à la défense d’une communauté féminine : la chasteté et la pauvreté. Enfin, elle précise plusieurs ascèses et observances particulières (nourriture, boisson, vêtement,…) et esquisse un horaire. Supposant une communauté dont les usages n’ont pas encore été fixés, elle se place avant la Règle, soit qu’elle ait été rédigée avant l’établissement du monastère en 512, soit qu’elle s’adresse à des personnes qui ne mènent pas encore une vie communautaire.

    Pour son édition de 1942, dom Morin avait utilisé trois manuscrits de la recension féminine du texte (dont le manuscrit de Tours, Bibl. Munic. 617, xe-xie siècle, disparu pendant la seconde Guerre mondiale). Pour la présente édition, ses relevés, souvent lacunaires, ont été complétés à partir des deux manuscrits restants de la recension féminine, ainsi que par la recension masculine, qui présente parfois de bonnes leçons même si elle est remplie de modifications arbitraires et de fautes grossières, et par la tradition indirecte (le Liber Scintillarum de Defensor de Ligugé et le Concile d’Aix-la-Chapelle en 816).

    Hormisdas, Lettre Exulto in Domino, à Césaire

    Dépourvu de fortune personnelle, Césaire avait été contraint, pour fonder en 512 le monastère Saint-Jean et assurer sa subsistance, de prendre sur les biens de l’Église d’Arles – ce qui mécontentait une partie du clergé. Une première requête adressée au pape Symmaque en 513 n’obtint pas l’approbation sans réserve que souhaitait Césaire ; la seconde, destinée au pape Hormisdas, obtint pleine satisfaction. Par cette lettre probablement rédigée en 515, le pape confirmait l’affectation définitive de certains biens ecclésiastiques à la subsistance du monastère, et déclarait les moniales indépendantes de l’autorité épiscopale, qui conservait seulement son droit de visite.

    Ce document d’intérêt local n’a été conservé que comme appendice à la Regula uirginum dans le codex de Munich.

    Césaire, Testament

    Ce Testament, adressé d’une part aux prêtres et aux diacres de l’Église d’Arles, et d’autre part à Césarie, mais rédigé surtout en faveur des sœurs, témoigne à la fois de la sollicitude de l’évêque pour sa fondation et de l’empreinte profonde que laissa sur lui le renoncement monastique de ses jeunes années. Le Testament revient sur les deux points essentiels de la Lettre d’Hormidas : la juridiction de l’évêque sur le monastère et la légitimité des dons faits à ce dernier aux dépens du patrimoine ecclésiastique. Le contenu témoigne d’une très probable rédaction en plusieurs strates, les premières probablement antérieures 512, et les dernières datant de la fin de son épiscopat.

    La tradition manuscrite, complexe, remonte à un archétype unique : une copie insérée en 992 dans la charte par laquelle Guillaume Ier, comte de Provence, confirmait aux moniales la jouissance des biens que leur avait octroyés leur fondateur. L’archétype, disparu lors de la Révolution, est connu aujourd’hui par plusieurs copies, d’inégales valeurs, réalisées entre le xiie et le xviiie siècle.

    Teridius, Lettre d’exhortation à une vierge consacrée

    La Lettre O profundum est probablement une œuvre de Teridius, neveu de Césaire, adressée à la seconde abbesse de Saint-Jean, Césarie la Jeune, pour l’entrée en charge de cette dernière en 525. Elle veut avertir la jeune supérieure de plusieurs dangers liés à sa charge : tout supérieur se doit de donner l’exemple, de n’entretenir aucune préférence, de corriger les fautes avec autant de fermeté que de bonté, et de n’entretenir avec l’extérieur que le minimum de relations.

    Cette lettre est principalement connue par deux témoins directs, des ixe et xiie siècle, au texte médiocre et parfois corrompu, que deux témoins indirects, Benoît d’Aniane et le Concile d’Aix, permettent ponctuellement de corriger.

    Césarie, Dits de Césarie, Lettre à Richilde et à Radegonde, Ordonnance (Constitutum)

    Les trois écrits conservés de Césarie, probablement nièce de Césaire et supérieure du monastère Saint-Jean à partir de 525, suggèrent que le choix de l’évêque ne fut pas du népotisme : ces textes laissent entrevoir une moniale à la fois simple et cultivée, intelligente et profondément spirituelle, éprise de la Parole de Dieu et fidèle à son évêque.

    Les Dicta ont servi à Benoît d’Aniane à illustrer le chapitre 19 de la Règle bénédictine, sur la psalmodie ; parce qu’ils ne sont connus que par cette source, il est difficile de savoir s’ils faisaient partie d’un ensemble plus large. Leur thème commun est la méditation des Écritures.

    Une seule source également pour la Lettre à Richilde et à Radegonde : le manuscrit de Troyes 1248. Cette lettre date probablement des débuts du monastère Sainte-Croix de Poitiers, vers 552-557 – le témoignage discordant de Grégoire de Tours est en ce domaine sujet à caution. L’auteur est probablement le même que celui des Dicta : même amour pour la méditation des Écritures, même passion pour l’Évangile, placé au-dessus de la Règle, même organisation spontanée, qui traduit une subordination de la rhétorique à la vie.

    Enfin, le seul manuscrit qui transmettait le Constitutum (Tours 617) est aujourd’hui disparu. Il ne nous est donc connu que par l’édition qu’en offrit pour la première fois Dom Morin en 1932. Ce texte notifie à la communauté l’extension du lieu de sépulture des moniales dans la basilique Sainte-Marie. Il a donc été rédigé par l’abbesse de Saint-Jean, probablement après la mort de Césaire en 542 et avant celle de Teridius dans les années 560. Des similitudes de style suggèrent que l’auteur est le même que celui des deux textes précédents, même s’il n’est pas possible d’exclure que le texte émane de Liliola, qui succéda à Césarie. L’un des intérêts majeurs de cette pièce est d’apporter de nombreux éléments spécifiques à la topographie de la basilique.

    Extrait(s)

    Césaire, Règle des vierges 62, SC 345, p. 247

     

    Et sans doute, mes saintes filles que je dois vénérer dans le Christ avec une charité sans pareille, suis-je bien sûr de l'obéissance de votre sainte piété. Mais au nom de ma sollicitude paternelle, qui me fait désirer que vous soyez semblables aux anges, je ne me lasse pas de vous en prier et de vous en conjurer par le Dieu tout puissant : ne permettez pas qu'on retranche quoi que ce soit des dispositions de la sainte Règle, mais travaillez de toutes vos forces à la garder, avec l'aide du Seigneur, sachant que « chacun recevra sa rétribution particulière selon son travail » (1 Co 3, 8).

     

    Césaire, Lettre à Césarie 2, SC 345, p. 299

    2. Réjouissez-vous donc et exultez dans le Seigneur, vénérables filles, et rendez-lui constamment d'abondantes actions de grâces, à lui qui, de la vie ténébreuse de ce monde, a daigné vous attirer et vous appeler au port tranquille de la vie religieuse. Rappelez-vous constamment d'où vous êtes sorties et où vous avez mérité d'arriver. Vous avez laissé avec foi les ténèbres du monde, et vous avez commencé à voir avec bonheur la lumière du Christ. Vous avez méprisé le feu des passions et vous êtes parvenues à la fraîcheur de la chasteté ; vous avez rejeté la gourmandise et vous avez choisi l'abstinence ; vous avez répudié l'avarice et la luxure, et vous avez gardé la charité et la miséricorde. Et bien que, jusqu'à la fin de votre vie, le combat ne doive pas vous manquer, cependant, Dieu aidant, nous sommes sûrs de votre victoire.            

    Hormisdas, Lettre Exulto in Domino 2-3, SC 345, p. 355-357

    2. C'est une prévoyance digne d'une conduite d'évêque, de toucher les cœurs pour qu'ils consacrent à Dieu leur chasteté, et de présenter au culte sacré un fruit de virginité venant de ces semences mystiques. Que ce soit son vœu le plus cher, l'Apôtre l'a déclaré dans les saints écrits quand il dit : « Je vous ai fiancés à un époux unique, vierge pure à présenter au Christ. » (2 Co 11, 2) C'est pourquoi, faisant droit très volontiers aux requêtes de ta Fraternité, nous décrétons avec la force de l'autorité apostolique qu'aucun évêque qui te suc cédera ne présume jamais en aucune façon de revendiquer quelque pouvoir que ce soit sur le monastère susdit, à cette exception près que, veillant en vue de Dieu, dans sa sollicitude pastorale, sur la famille du Seigneur Christ qui se trouve en ce lieu, il aura soin de la visiter avec ses clercs, d'un cœur sincère, à chaque époque voulue, comme il convient. […]

    3. Tu demandes, d'autre part, que soit ratifiée par notre autorité la vente faite antérieurement par ta Dilection, avec la donation au monastère de ces jeunes filles vouées à Dieu, en demandant que l'on ne se permette plus dans l'avenir d'aliénation de biens ecclésiastiques, interdite par nos décrets. Nous approuvons ton projet et déclarons ton désir louable, au point de nous réjouir de ce que ces mêmes choses ne seront plus permises à vous non plus.

    Césaire, Testament 41-48, SC 345, p. 395-397

    Les dons faits par nous au monastère avec le consentement de nos frères, je les confirme par ces dernières volontés. À votre servante, l'abbesse Césarie, je veux qu'on donne ce qu'elle a fait elle-même : le grand manteau de pelisse qu'elle a fait. À monsieur le prêtre Léon, je veux qu'on donne ma serviette. À monseigneur l'évêque Cyprien, je veux qu'on donne mon meilleur manteau et ma meilleure ceinture. Tous les dons faits par nous à mon serviteur Bricianus, je les confirme par ce testament. Ma servante Agritia, qui m'appartient à titre personnel, se mettra de tout son cœur au service du monastère de la sainte abbesse Césarie. Et les vergers que je leur ai donnés, à eux et à leurs parents, je les leur confirme. Tous mes domestiques, je te les recommande, seigneur évêque, devant Dieu et ses anges.

    Teridius, Lettre d’exhortation à une vierge consacrée 2, SC 345, p. 425

    Écoute-moi donc, ô très douce vierge du Christ, à la fois sœur et fille. Si grand que soit ton désir d'être toujours occupée aux études spirituelles, il te faudra parfois, pour procurer aux sœurs le nécessaire, résoudre des problèmes extérieurs. Tu dois donc veiller avec le plus grand soin à t'occuper des affaires temporelles comme pour un temps, et à toujours t'appliquer plus fermement aux spirituelles par la piété et l'amour ; de sorte que, lorsque tu te seras très rapidement acquittée des affaires temporelles, tu reviennes immédiatement à l'oraison et à la lecture, comme au sein d'une mère. Rejetant les soucis du monde, tu dois désirer de penser toujours au service du Christ, à cause de cette parole : « Aucun soldat de Dieu ne s'embarrasse des affaires du siècle. » (2 Tm 2, 4) Pense sans cesse que tu as été établie lumière de cette Église, non pour être cachée sous le boisseau, mais placée sur le candélabre (cf. Mt 5, 15-16), afin que, à tous ceux qui habitent cette maison, tu communiques la lumière par les exemples de tes bonnes œuvres, à cause de cette parole : « En toute chose, est-il dit, offre en ta personne un exemple de bonnes œuvres » (Tt 2, 7) ; et que ta vie, comme un animal ailé, s'envole toujours vers les hauteurs par le désir, résonne par la parole, brille par l'exemple.

    Césarie la Jeune d'Arles, Lettre à Richilde et à Radegonde 1-7, SC 345, p. 477

    À la venue de votre envoyé et à la lecture de la lettre de votre sainte piété, j'ai été remplie d'une joie inestimable et spirituelle, en apprenant que vous avez choisi et que vous tenez de quoi vous procurer, Dieu aidant, la vie éternelle et acquérir les richesses éternelles, ainsi que l'exultation qui n'a pas de fin avec les saints. Que Dieu notre Seigneur, qui « redresse ceux qui sont courbés, délie ceux qui sont enchaînés et rend la vue aux aveugles » (Ps 145, 7-8), vous dirige lui-même dans la voie droite, vous enseigne lui-même à faire sa volonté, vous accorde lui-même de marcher selon ses préceptes, de garder ses commandements et de méditer sa loi, comme dit le psalmiste : « Et il méditera sa loi jour et nuit » (Ps 1, 2), et encore : « Le précepte du Seigneur est une lumière illuminant les yeux, la loi du Seigneur est irréprochable, elle convertit les âmes. » (Ps 18, 9.8)

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