• SC 299

    Basile de Césarée

    Contre Eunome, tome I
    Livre I

    octobre 1982

    Introduction, traduction et notes par Bernard Sesboüé, s.j., avec la collaboration, pour le texte et l'introduction critiques, de Georges-Matthieu de Durand, o.p., et Louis Doutreleau, s.j.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.
    ISBN : 9782204019606
    274 pages
    Indisponible chez notre éditeur
    Dieu ne peut être engendré, donc le Fils n'est pas Dieu ? Magistrale réponse du grand Cappadocien.

    Présentation

    Reflet des controverses qui opposaient et déchiraient le christianisme antique, le Contre Eunome met en lumière les thèses ariennes radicales (anoméennes) défendues par Eunome et la réponse de l’« orthodoxie » incarnée par Basile qui défend la même nature divine des trois personnes de la Trinité.

    Le mot du directeur de Collection

    L'importance, dans les années 360-364, du débat entre Eunome et Basile tient à son objet : dans le dogme trinitaire, divinité du Fils et divinité aussi du Saint-Esprit. C'est le conflit de la philosophie grecque et de la révélation chrétienne, de la raison et de la foi, à un niveau encore jamais atteint auparavant. C'est ce qui rend passionnante l'étude du Contre Eunome.

    (1982)

    Extrait(s)

    23. Pour ma part, je ne peux pas croire que même en plein délire tu oserais jamais affirmer que le Fils est autre chose qu’incorporel, sans forme, sans figure et tout ce que tu dirais du Père. Comment donc manquerait-on à la religion en comparant celui qui n’a pas de forme à celui qui n’a pas de forme ? Et celui qui n’a pas de quantité à celui qui n’en a pas ? Et celui qui est libre de composition, en un mot, avec celui qui est sans composition ? Mais Eunome met la similitude dans la forme et l’égalité dans la masse ; quant à la quantité, lui-même pourrait expliquer avec précision en quoi elle diffère dans sa pensée de la masse. La raison, dit-il pour laquelle Dieu n’est ni égal ni semblable, c’est qu’il est sans qualité et sans forme. Pour ma part, c’est justement là que je mets la similitude. De même que le Père est entièrement libre de toute composition, de même le Fils est aussi parfaitement simple et sans composition, et sa similitude n’est pas à considérer par rapport à l’identité de la forme, mais par rapport à la substance elle-même. Car pour tout ce qui présente forme et figure, c’est l’identité de la forme qui constitue la similitude ; mais il ne reste à la nature sans forme et sans figure que la substance elle-même pour posséder la similitude, et que l’identité de la puissance pour vérifier l’égalité, à défaut de la mesure comparée des masses. Le Christ, est-il dit, est puissance de Dieu, c’est-à-dire que la puissance paternelle tout entière vient reposer en lui. C’est pourquoi, tout ce qu’il voit faire au Père, le Fils le fait pareillement. (…)

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