• SC 135

    Sulpice Sévère

    Vie de Saint Martin, tome II
    Commentaire (fin) et Index

    Série des Textes Monastiques d'Occident XXIV
    décembre 1969

    Commentaire et Index par Jacques Fontaine.
    Index des auteurs anciens cités, des noms de personnes, des noms de lieux, des mots latins et index méthodique.
    Carte des « lieux martiniens ».

    Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de l’Association des Amis de Sources Chrétiennes.
    ISBN : 9782204039109
    530 pages
    Un best-seller qui a très tôt fait du moine-évêque de Tours l’un des plus grands saints d’Occident.

    Présentation

    Succès de librairie, dès sa publication en 397, la Vita Martini apparaît d’abord comme le témoignage d’un converti à l’ascétisme martinien. Quelques années auparavant, en effet, à l’exemple de Paulin, le futur évêque de Nole, à qui le liait une solide amitié depuis leur rencontre à « l’Université » de Bordeaux, Sulpice Sévère a renoncé au barreau et à la vie publique, et s’est retiré sur son domaine de Primuliacum pour y mener la vie ascétique.
    Son expérience s’y inspire de celle de Martin à Ligugé. Sulpice fit, à plusieurs reprises, le pèlerinage à Tours pour y rencontrer le moine-évêque, dont Paulin fut sans aucun doute le premier à lui vanter la personnalité. Mais c’est dans le conventicule de Primuliacum que, sur les instances de ses « frères » et de Bassula, sa belle-mère, elle aussi admiratrice fervente de l’ascétisme martinien, il rédige la vie de son héros.
    Grâce au talent de son biographe, Martin devint ainsi l’Antoine de l’Occident, et la Vita Martini le pendant de la Vie d’Antoine d’Athanase. Cette Vita, que prolongent trois lettres-appendices, forme avec les Chroniques et les Dialogues comme une défense et illustration de la sainteté martinienne.

    Le mot du directeur de Collection

    « Un héros d'une indéniable grandeur, mais célébré par un biographe à l'indiscutable talent », tel est le jugement porté par Jacques Fontaine, professeur émérite de l'Université Paris IV-Sorbonne et membre de l'Institut, sur saint Martin de Tours et l'œuvre de Sulpice Sévère dans l'édition qu'il a donnée de la Vie de saint Martin, dont le tome I vient d'être réimprimé (SC 133). Une très riche introduction accompagne ce texte qui fut un succès de librairie, dès sa publication en 397, et qui allait exercer une influence considérable sur la vie monastique en Gaule. Grâce au talent de son biographe, Martin allait devenir pour l'Occident ce qu'était Antoine pour l'Orient : désormais la Vita Martini ferait pendant à la Vie d'Antoine d'Athanase (SC 400).
    À l'exemple de Paulin de Nole, à qui le liait une solide amitié depuis leur rencontre à « l'Université » de Bordeaux, Sulpice Sévère avait renoncé au barreau et à la vie publique pour se retirer sur son domaine de Primuliacum, sur la route de Toulouse à Narbonne et y mener la vie ascétique. La mort de sa femme et l'influence de Bassula, sa belle-mère, furent aussi pour beaucoup dans la conversion de Sulpice à l'ascétisme martinien et dans son renoncement au monde. La Vita Martini est ainsi tout à la fois le témoignage d'un « converti » et « la première expression de la reconversion littéraire d'un talent désormais consacré au service d'une conviction religieuse ». Avant de rédiger, dans sa retraite de Primuliacum, la vie de son héros et guide spirituel, Sulpice Sévère fit, à plusieurs reprises, le pèlerinage à Tours pour y rencontrer Martin. Dès lors, son œuvre tout entière, les Chroniques (SC 441) comme les Dialogues (à paraître prochainement dans la Collection), concourt à la célébration de Martin, l'ascète occidental rivalisant avec les plus grands représentants de l'ascétisme en Orient et les surpassant même. Destinée à toucher un public lettré, même si elle s'adresse d'abord à un cercle relativement restreint d'hommes et de femmes, issus des milieux aristocratiques aquitains et gagnés, comme Sulpice, à l'idéal de la vie ascétique, la Vita Martini devait rapidement atteindre un public beaucoup plus large. Elle contribua à répandre, en référence à la vie militaire de Martin avant sa « conversion », l'idéal du miles Christi, la militia terrestre de Martin devenant ainsi la figure prophétique de sa militia ascétique.

    (J.-N. Guinot, 2004)

    Jean-Noël Guinot

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